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Deux nouveaux exercices pour Mabelle : les différentes façons de faire... 4, 5, 6 etc... avec un le matériel des tables d'addition.
Un petit carnet à remplir, et il n'y a plus qu'à aligner les barres !
Puis, compléter le tableau à cent. Pour aujourd'hui, on aura été jusqu'à trente.
Bientôt, on va reprendre le travail sur la mémorisation de l'addition, qui avait été mis de côté durant cette année scolaire.
Vous vous en doutez, préparer un déménagement ça ne prend pas H24. Et comme je sens les enfants en manque d'occupation, et déstabilisés par la disparition de leur
salle de classe (moi aussi, d'ailleurs...) je propose, de temps à autre, un petit atelier travail. On a vu avec Pitch la mémorisation de l'addition, avec une grande table qui ressemble à ça . Depuis peu, on travaille aussi avec les timbres. Et pour rendre les choses un peu moins abstraites, j'ai proposé de calculer
"combien y a-t-il d'animaux dans la rivière ?" Grande question. Si j'ajoute 4815 crocodiles et 3173 tortues...
Intéressant. Moins cependant que la passion qu'il développe en ce moment pour écrire son prénom... sur tous supports ... bien que je laisse quantités de feuilles dans la chambre...
Le monde ne suffit pas.
J'aligne les barres de 10 sur mon plateau en haut à gauche du tapis. A côté, je place mes barrettes de 1 à 9 en triangle. Je pose les tables de Séguin l'une en
dessous de l'autre.
Je montre le premier 10, je dis "dix". Je place une barre de 10 à côté.
Je montre le deuxième 10, je dis "dix". Je prend la carte de 1, je dis "un", puis je la glisse pour qu'elle vienne se placer sur le zéro. Je dis "dix et un, onze". Je prend une barrette de 10 et
une de 1, je les place l'une contre l'autre à côté du 11.
Ainsi de suite jusqu'à 19.
J'ai présenté cela à Pitch et à Mabelle, car depuis quelques temps déjà nous travaillons sur les nombres de 11 à 19 en perles. C'est toujours difficile de savoir si on va tomber juste ou pas.
Pitch s'est d'abord assuré qu'il n'était pas obligé de prononcer les noms (onze, douze...). Il n'a pas détourné le matériel, mais n'a pas répété non plus. En revanche, Mabelle a fait le travail
avec plus de facilité mais après l'avoir fait une fois, elle a joué avec les perles en inventant une histoire... ![]()
Cette fois-ci c'est avec Maé "pour de vrai" que nous avons travaillé. Nous avons d'abord refait le travail d'hier, afin de le consolider pour Pitch, et de le
présenter à Maé (qui a déjà abordé cette notion chez elle, avec d'autres supports).
Je retiens mon rire quand, demandant à Maé si son plateau est devenu lourd, elle me répond d'un air assuré : "oh non, il n'est pas lourd du tout, c'est que je suis forte, moi !!".
Deuxième étape, donc. Cette fois-ci, Pitch prend le grand plateau de départ, et Maé un petit. Pitch place sur son plateau 9999. Maé, elle, a un autre nombre. Pitch donne à Maé ce qu'elle demande,
et nous comptons ensemble ce qui lui reste. Puis nous posons l'opération, avec les signes moins et égal.
Nous avons abordé la soustraction avec les perles dorées ce matin. Pour commencer, je souhaitais une approche plus sensorielle qu'intellectuelle. J'ai donc placé
sur mon plateau une grande quantité de perles (la plus grande). Regard émerveillé de Pitch (qui, comme beaucoup d'enfants, aime les grandes quantités). Je soupèse : "c'est lourd !".
Sur deux plateaux, les étiquettes-prénoms de Pitch et Maé (présence virtuelle, car elle n'est pas avec nous ce matin). Sur chaque plateau les cartes des nombres 5555 et 4444. Je demande à Pitch
: "Je crois que tu voudrais quelque chose ?" Et je lui donne ce qu'il y a sur son étiquette : 5000, 500, 50 et 5. A chaque étape, je souffle car mon plateau devient plus léger. Je fais de
même pour le plateau de Maé, et quand j'ai fini de tout partager, je m'exclame, car il ne reste plus rien sur mon plateau.
Et j'explique à Pitch : "Tu vois, soustraire, c'est enlever. J'ai enlevé des quantités de mon plateau, j'ai donc fait une soustraction."
Je vous souhaite à tous une belle année 2009 !
Les vacances, et leur cortège de fatigues et de joies, sont bien terminées !
Nous avons repris ce matin le chemin de la salle de classe. Je craignais un peu cette reprise, je l'avoue, car nous étions beaucoup partis en décembre, mais c'était sans faire confiance à la
formidable énergie qui anime les enfants et les guide vers le savoir et la construction de leur petit être.
J'ai donc commencé la séance par un temps de pause, chaque enfant assis sur un tapis, pour rappeler les règles de la classe. Ensuite, nous avons tous marché ensemble sur la ligne à pas de fourmi,
en chantonnant.
Après cela, ils se sont mis au travail dans une grande concentration, je laisse parler les images :
Certaines choses se construisent petit à petit, sans qu'on y prenne garde.
A table, je commence à prendre l'habitude de prévenir chaque enfant du travail qu'il va faire avec moi.
A Marelle, j'expliquais que nous allions travailler sur les équivalences, en lui expliquant que c'était poser deux barres numériques côte à côte, pour voir ce que ça fait.
Pitch enchaîne : "Ah oui, moi je sais ce que c'est ! on met le 3 et le 1, ça fait 4 ! On met le 4 et le 5 (temps de silence) ça fait 9 !"
J'approuve, ravie. Il continue : "On met le 4, le 5, et le 1, et ça fait ... (temps de silence) 10 !!"
Je crois que je vais commencer à lui proposer des fiches d'addition à remplir, qu'en pensez-vous ?
Petit à petit, nous avançons dans la compréhension du système décimal. Après avoir travaillé avec les unités, les dizaines, nous avons entamé aujourd'hui les
centaines (association cartes et chiffres) et toujours l'addition. Dans le même schéma, sur deux plateaux je pose des cartes, Pitch met en dessous les perles associées, puis aditionne en
réunissant ces deux plateaux sur un troisième. Il compte, et pose les cartes appropriées. Quand il y a trop de perles de un, il doit en échanger dix contre une barre de dix.
Prendre du temps, perdre du temps sur ce travail, n'est pas du luxe quand on pense que se construit ainsi dans la tête de Pitch la base de la numération, d'une manière simple et logique. Le fait
de dire "trois dix" au lieu de "trente", lui permet de prendre conscience de la valeur de ce nombre par rapport à dix. Le vocabulaire viendra plus tard, quand la notion sera bien
ancrée.
C'est sous la neige que je vous écris aujourd'hui. Mon absence de ces trois derniers jours s'explique par une baisse de moral et de forme physique, mais après quelques bonnes nuits de repos, ça va mieux ! Et c'est reparti pour de nouvelles aventures...
Gautier et Mahaut ont travaillé en commun les équivalences à dix avec les barres numériques : Mahaut déplacant les barres, ils examinent le résultat tous les deux et Gautier écrit l'opération au tableau (j'ai fait ce travail seule en premier, que j'ai laissé au tableau, comme modèle)