Mardi 13 janvier 2009
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D'ordinaire, le dimanche, nous ne travaillons pas. D'abord c'est le jour du Seigneur, et puis c'est aussi le jour de la famille. Ce dimanche cependant, alors que je
pensais me lancer dans un bricolage après le déjeuner, Pitch est venu me chercher dans mon atelier. "Maman, on a envie d'aller dans la salle de classe" (par "on", comprendre "je", bien
sûr...)
Je suis intriguée, mais je sens que c'est important. J'interromps tout (et ce fut difficile, je vous l'assure !) et je suis mes enfants qui m'attendent dans l'escalier, à l'appel de Pitch.
Arrivée dans la salle de classe, celui-ci se précipite sur la première boite de lecture que je lui ai présentée la veille. Il place chaque étiquette près de l'objet correspondant, puis passe à
autre chose. En deux heures, il enchaîne maths, sensoriel, vie pratique, graphisme et langage, répétant certaines activités, innovant sur d'autres avec une ardeur, une motivation que je ne me
souviens pas lui avoir déjà vue.
Quand l'appel de l'esprit se fait, plus rien d'autre ne compte.
"Dans le milieu où les stimulants sensoriels sont exposés au libre choix de l'enfant, la maîtresse (après un premier temps où elle les aura présentés et en aura indiqué l'usage) doit chercher
à s'éliminer.
L'activité de l'enfant est poussée par son propre moi et non par la volonté de la maîtresse."
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