Vendredi 21 novembre 2008
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Pour une maîtresse Montessori, trouver sa juste place n'est pas inné, et demande un certain travail sur sa propre personnalité. "Il ne s'agit pas d'enseigner à
l'enfant des connaissances [...] au moyen d'objets". Car si c'était cela, l'instruction serait la même que dans l'école traditionnelle, avec quelques matériels bien conçus en plus. La maîtresse
"déverserait ses connaissances" dans l'esprit de l'enfant, par le biais du matériel, corrigeant "chaque erreur jusqu'à ce que l'enfant ait appris."
Non, le rôle de la maîtresse est bien plus ingrat (à nos yeux d'adultes), bien plus effacé et discret. La maîtresse est une observatrice silencieuse, guidant et
orientant l'enfant dans ses apprentissages et dans le choix du matériel, véritable "moyen didactique" : "Cet ensemble [de matériels] constitue une aide pour l'enfant qui les choisit, se les
approprie, s'en sert et s'y exerce selon ses propres tendances et besoins, d'après l'impulsion qu'il ressent".
La maîtresse a un rôle nécessaire, toutefois : elle est le "trait d'union entre l'enfant et le matériel" : elle doit enseigner à l'enfant l'usage du matériel, et
pour cela doit le connaître parfaitement, s'être entraînée longuement en l'utilisant elle-même. "Elle doit savoir choisir l'objet et le présenter de façon à susciter l'intérêt de
l'enfant".
Les qualités d'une maîtresse : "elle doit apprendre à observer, à être calme, patiente et humble, à contenir ses propres impulsions".
Eh bien, il y a du travail ! Un beau programme, que tout cela !
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