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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 21:56

Je suis dans la relecture de La Pédagogie Scientifique 1, que j'avais feuilleté, et que je reprends intégralement et... dans l'ordre. Bref, je lis ces chapitres qui expliquent l'attitude de la maîtresse, et les gestes à observer ou à interdire à l'enfant. Si ce chapitre ne m'avait pas tellement parlé alors, je dois dire qu'aujourd'hui tout s'éclaire !

Voilà un petit résumé : MM explique le rôle passif, observateur de la maîtresse Montessori. S'il y a des choses à proscrire ( "[la] liberté [de l'enfant] doit avoir comme limite l'intérêt collectif, et comme forme ce que nous appelons l'éducation des manières et des gestes" ), il faut "admettre que la vie, et ce qui en découle, a son autonomie, et que, pour l'étudier, saisir ses secrets, il faut l'observer sans intervenir".
Ainsi, au départ, les maîtresses réclamaient l'immobilité et le silence chez les enfants, sans tenir compte de l'utilité de leurs mouvements. Puis, lasses des remarques de MM (qui, entre nous soit dit, n'avais pas l'air d'être très commode...) elles finirent par laisser tout faire, et MM vit "certains les pieds sur la table et les doigts dans le nez sans qu'elles intervinssent pour les corriger". Empêcher les mouvements indésirables, cela permettra à l'enfant d'avoir un clair discernement du bien et du mal.
Le but de la pédagogie Montessori est de "discipliner l'activité, et non pas d'immobiliser l'enfant et de le rendre passif".

Voilà ce que mon cher et tendre essayait de me faire comprendre et que j'avais du mal à appliquer, ayant des tendances autoritaristes à réclamer le silence coûte que coûte... je me retrouve tellement dans la phrase : "quand [la maîtresse], désireuse de suivre nos préceptes, n'obtient pas l'ordre et le silence, elle regarde autour d'elle, désolée, appelant le monde à témoin de son innocence". Alors qu'en réalité, il y a un désordre initial nécessaire, qu'il faudra par la suite canaliser en empêchant certains actes néfastes et en autorisant ceux qui mènent à la construction de l'enfant.
Pour le petit exemple, cette matinée a commencée chargée car je dépannais une amie en lui prenant quelques heures ses trois enfants. En enlevant les deux bébés, cela faisait cinq enfants dans la salle de classe, et je commencais la matinée de travail sur le qui-vive, attentive à ce que l'ambiance ne dérape pas en énorme bazard. Il a fallu que je descende un instant m'occuper du Nistoun, et remonter 10mn plus tard, pour comprendre que mes interventions pour appeler au silence ne servaient à rien, sinon à ajouter du bruit. Tout se passait pour le mieux, les enfants papillonnant d'une activité à l'autre, certains observant les autres, d'autres pleinement concentrés et ne se préoccupant pas de la vie autour. En ma présence ou non, les enfants avaient la même attitude, de "désordre organisé" en quelque sorte.

Une consigne pratique, bien utile : "On peut donc ordonner les enfants en les installant à leur place ; et on peut chercher à leur en faire comprendre la signification de façon à leur faire assimiler un principe d'ordre collectif ; voilà l'important".
Reçu ! Merci Maria !


1 commentaires
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Commentaires

TELLEMENT VRAI!!!!!! cela ma fait du bien sans aller replonger mon nez dans le livre merci cissou......
Commentaire n°1 posté par nadine le 12/10/2008 à 20h49
avec plaisir ! j'aime bien me replonger dans la source...
Réponse de cissou le 12/10/2008 à 21h28
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